Sandra Grès : rédaction web SEO et correction de textes
Interview de Sandra Grès, rédactrice web SEO, correctrice et accompagnatrice d'auteurs : parcours, méthode, tarifs, et regard sur l'IA et le GEO.
(par Etienne le 21/10/2026)
Interview Sandra Grès / La passion des mots / Rédactice web SEO

J’ai rencontré Sandra à l’espace de coworking toulousain Etincelle en 2017 puis je l’ai revue lors de différents événements organisés par les Entrepreneurs Indépendants.
Nous avons sympathisé et échangé sur nos métiers puisqu’ils sont complémentaires, et avons gardé le contact sur LinkedIn.
Récemment, Sandra m’a fait part de nouveautés dans son activité depuis nos précédents échanges, et je lui ai donc proposé cette interview pour en parler.
Parcours
Etienne Zulauf > Peux-tu présenter ton parcours ?
Sandra Grès > J’ai commencé ma carrière à l’INSERM, où je suis rentrée sur concours externe en tant que technicienne de recherche. Huit ans plus tard, je devenais ingénieure sur concours interne (“changement de corps” comme on dit dans la fonction publique).
J’ai travaillé essentiellement sur les maladies métaboliques, notamment le diabète de type 2.
J’y suis restée huit ans de plus, soit un total de seize ans à l’INSERM.
Quelque temps avant mon départ, j’ai eu envie de monter ma propre activité, et j’avais repéré un besoin sur la qualité rédactionnelle, y compris chez les étudiants que j’accompagnais.
J’ai donc suivi une formation au métier de correcteur de textes au CEC (Centre d’Écriture et de Communication), et j’ai passé la Certification Voltaire, que j’ai obtenue avec le niveau expert. J’ai lancé mon activité de correctrice fin 2013.
En 2014, j’ai démissionné de l’INSERM pour me consacrer pleinement à ma nouvelle activité.
Les débuts
EZ > Tu t’es donc lancée dans le grand bain de l’entreprenariat avec ce bagage. Comment as-tu trouvé tes premiers clients ?
SG > J’ai créé mon site La passion des mots : correction et rédaction professionnelles. J’ai également envoyé des plaquettes de présentation à des éditeurs de la région, et j’en ai rencontré certains. J’ai commencé à avoir des demandes en correction pour des ouvrages – psychologie, droit et sciences – et des romans.
Puis j’ai eu l’idée de créer des jeux éducatifs en lien avec la langue française, pour me faire connaître en tant qu’experte de la langue française. Deux jeux ont été édités :
- Synonymo (Topi Games, 2015)
- Diego l’aventurier des mots (Cit’inspir éditions, 2016), présenté en vidéo
Ça m’a permis de développer un réseau chez les éditeurs de jeux. Aujourd’hui je suis la correctrice officielle de cinq éditeurs de jeux (comme “Blue Cocker” et “Scorpion masqué”).
Ensuite j’ai créé la formation “Le mot juste” pour améliorer la qualité des écrits. Pendant cinq ans, j’ai ainsi assuré de nombreuses sessions en présentiel et en distanciel, en tant que formatrice professionnelle d’adultes. J’ai décidé d’arrêter en 2020, car la demande en rédaction web avait sensiblement augmenté, notamment la commande d’articles de blog. D’autre part, la formation me demandait de plus en plus de temps administratif pour maintenir les financements (via le CPF, etc.).
EZ > C’est un beau lancement, en développant une filière niche, et en adaptant son offre aux besoins et aux contraintes, bravo ! Quand on lance une activité, il y a souvent un écart entre ce qu’on prévoit de faire et ce qu’il se passe réellement. La confrontation au marché permet de réajuster l’offre. Et aller chercher des relations privilégiées en se spécialisant sur un secteur est un très beau mouvement ! Donc à ce moment tu es lancée, que se passe-t-il ensuite ?
SG > J’ai alors beaucoup de demandes de clients et prospects pour spécialiser mes rédactions dans un contexte “SEO” (optimisation pour les moteurs de recherche). Je passe donc la certification Développer son activité avec le référencement naturel (RS6312).
Je me renforce sur la stratégie éditoriale et l’optimisation de contenu existant.
À la suite d’un travail sur des articles de blog et sur la création de tests autour des soft skills (compétences douces), un client me propose de coécrire un ouvrage. C’est ainsi que paraît :
- Méthode 16 – Développement des soft skills (Éditions Orient’Action, 2021)
Passionnée par l’écriture, cela me donne ensuite suffisamment d’élan pour écrire mes propres ouvrages, sur d’autres sujets qui me tiennent à cœur. Je deviens ainsi aussi l’auteure de :
- Relations toxiques, oser s’en libérer (Idéo Éditions, 2022)
- Devenir végétarien, c’est simple et tout bénef (Idéo Éditions, 2023)
Cette expérience me permet de compléter mon offre de correction professionnelle par l’accompagnement des auteurs avant la soumission de leurs ouvrages aux éditeurs (rédaction d’un synopsis et d’une lettre d’intention, choix de l’éditeur, etc.).
Activité actuelle
EZ > Donc sur ces dix premières années, tu affines ton positionnement, développes tes compétences, te formes là où tes clients t’attendent et tout cela donne ton offre actuelle, c’est ça ?
SG > Oui, forte de toutes ces expériences, je me concentre donc aujourd’hui sur :
- la rédaction optimisée SEO de pages web et d’articles de blog
- la correction de textes & accompagnement d’auteurs
- la correction pour les éditeurs de jeux et les éditeurs d’ouvrages.
Valeurs ajoutées
EZ > Même si je pense qu’on perçoit déjà quelques singularités qui rendent ton profil très intéressant, comment te positionnes-tu sur tes marchés ?
SG > Déjà mon parcours à l’INSERM me permet d’être à l’aise pour comprendre une expertise technique, scientifique ou complexe, et pour la rendre accessible (activité de rédaction web) ou corriger ce type de textes (activité de correctrice).
Ensuite, dans mon activité actuelle, la rigueur, la précision, l’esprit de synthèse et d’analyse sont des compétences toujours exploitées, elles font le lien entre passé et présent.
D’autre part, en rédaction web, ma double compétence SEO et qualité éditoriale me permet de produire un contenu optimisé mais aussi parfaitement rédigé. Maintenant que tout le monde utilise l’IA pour produire un texte aseptisé, pas très agréable à lire et surtout détectable par les moteurs de recherche, c’est une prestation qui devient très recherchée par les entreprises qui veulent justement en profiter pour se démarquer dans le référencement, avec des contenus uniques et de qualité.
Sur la partie éditoriale, ma connaissance de toute la chaîne est également un atout fort, car je peux aider un auteur de la correction des premiers jets jusqu’à la commercialisation.
Enfin, je préfère citer mes clients : ma réactivité est reconnue et appréciée. C’est vrai que j’aime respecter les délais. Quand on aime ce qu’on fait, c’est plus facile.
Compétences SEO
EZ > L’optimisation SEO est une compétence complexe et pluridisciplinaire. Au-delà de la rédaction, jusqu’où vont tes compétences ? Quel package peux-tu proposer à tes clients ?
SG > Je commence toujours par un échange avec le client, notamment pour mieux comprendre son activité, les besoins auxquels il répond et ses cibles. Puis je fais une analyse sémantique, de façon à identifier un mot-clé principal pour chaque page, à valider avec le client. C’est le point de départ de mon travail de rédaction. Je fournis ensuite l’intégralité des contenus (métadonnées comprises) que je peux intégrer moi-même au site si besoin.
Je peux également effectuer le suivi SEO s’il est demandé (Search Console, Analytics, etc.). Mais je travaille aussi en complémentarité avec des agences SEO. Avec ces partenaires, nous pouvons livrer des projets complets : webdesign du site web, fonctionnalités personnalisées et contenu optimisé. Dans ce cas, je fournis les contenus, l’agence les intègre et gère ensuite l’entretien et le suivi du site. Selon les cas, une stratégie éditoriale de blog peut être intéressante. Je peux alors définir les rubriques adaptées, puis rechercher des sujets pertinents pour le référencement, et rédiger les articles selon un planning éditorial défini.
EZ > Et le GEO ? (Optimisation pour les IA)
SG > Je demande toujours à mes prospects comment ils m’ont trouvée. Jusqu’à il y a un an, c’était sur Google. Depuis un an, c’est surtout via l’IA. Il y a donc un vrai changement de comportement des internautes. Pour autant, je n’ai pas apporté de changements spécifiques sur mon site pour le GEO.
Je suis convaincue qu’un site bien référencé ressort bien aussi sur les IA, car le commun entre les deux c’est la pertinence du contenu. En revanche, pour le GEO, la popularité a certainement davantage d’importance.
IA
EZ > Est-ce que l’IA impacte ton activité de rédaction ?
SG > Pas vraiment. Cela me permet de travailler avec des clients pour qui la qualité éditoriale et la pertinence d’un texte pour le lecteur ont vraiment une importance. Je travaille finalement avec des personnes qui me correspondent davantage, plus authentiques. Ils recherchent un travail humain, qui sera toujours de meilleure qualité. En outre, cela donne de fait de meilleurs résultats SEO.
Notons que Google utilise déjà des algorithmes pour détecter les contenus obtenus par IA.
Certes il est facile et rapide de produire du contenu par IA, mais la qualité et la précision des contenus ne sont pas forcément au rendez-vous. Cela fait alors augmenter le taux de rebond (l’internaute quitte le site rapidement pour en visiter un autre), ce qui est finalement l’inverse de ce qui est recherché, et a un impact négatif sur le SEO.
EZ > Et toi comment utilises-tu l’IA ?
SG > Je l’utilise uniquement pour produire des illustrations (pour mes posts LinkedIn notamment). Mais pas pour la rédaction ou le SEO.
Côté rédaction, c’est imprécis et généraliste. En plus, ça propose une structure répétitive et pas naturelle. Je ne cherche pas à gagner du temps, je facture au nombre de mots donc ma priorité c’est la qualité. Et je n’ai surtout pas envie de me priver de ce que j’aime le plus : écrire (créer mon propre contenu).
Côté SEO, j’ai essayé et j’ai relevé beaucoup trop d’erreurs dans les recommandations (ou de données pas actualisées). Vérifier et corriger l’IA me prendrait plus de temps que faire des analyses moi-même.
Cas clients
EZ > Peux-tu nous citer quelques missions que tu as réalisées dernièrement ?
SG > Berger Levrault : édition d’ouvrages numériques juridiques.
J’ai commencé début 2025 sur 6 mois, puis 2 mois en 2026. J’ai fait de la correction de fonds juridiques, avec application de la charte éditoriale, de la mise à jour de contenus suite aux changements de certains textes de loi, un travail sur les chapôs, les mots-clés et la restructuration des fiches, dans le but d’optimiser le référencement. J’ai fourni également une fiche de recommandations.
Lise Durand : accompagnement d’auteure.
Lise m’a contactée à 70 ans, sur recommandation. Elle est chercheuse au CNRS et psychologue. Elle m’a confié que jusque-là ses démarches pour être éditée n’avaient pas abouti, c’est pourquoi elle souhaitait passer par une professionnelle. Je l’ai d’abord accompagnée avec la correction d’un premier ouvrage, qui a été édité par Cépaduès. Puis j’ai corrigé plusieurs autres de ses ouvrages non édités, et elle a pu faire éditer notamment une fiction aux Éditions du Non Verbal. Elle est aussi devenue une amie qui m’inspire beaucoup.
Fiche de Lise Durand chez Cépaduès
Travailler avec toi
EZ > Peux-tu nous expliquer comment se passe une nouvelle relation de travail avec toi ?
Mise en place avec un nouveau client rédaction web
SG > Je commence par une visio pour analyser l’existant, déterminer les objectifs à atteindre puis définir les différentes prestations à réaliser.
Je peux optimiser le contenu existant de pages web. Dans ce cas, je commence par une analyse sémantique pour identifier les mots-clés pour chaque page. De là je fais un devis en fonction du nombre de pages à optimiser. L’intégration du contenu est en option, je peux aussi former le client pour qu’il le fasse lui-même, ainsi que pour comprendre l’utilisation de Google Search Console (résultats, indicateurs, indexation). Quand il y a beaucoup d’images, c’est important de parler également de leur référencement spécifique (nom de l’image, légendes, balises ALT, taille de l’image).
Je peux aussi créer une nouvelle section de type blog pour référencer de nouveaux contenus.
La rédaction SEO, c’est créer un contenu intéressant pour le visiteur, mais qui nourrisse les algorithmes de recherche en favorisant la société en question dans sa recherche d’optimisation. Il faut donc lier l’intention de recherche aux produits/services de l’entreprise, de manière intéressante pour l’humain et la machine.
Tarifs rédaction web
- Analyse sémantique du site : 110 €
- Optimisation des pages avec méta-données : 90 € / page
- Rédaction article : 15 € / 100 mots
- Formation : sur mesure, à partir de 120 €
- Stratégie rédactionnelle de blog : 150 € / mois sur 6 mois minimum
- Définition des différentes rubriques
- Charte éditoriale
- Intégration des articles et publication selon planning éditorial
- Suivi du référencement avec indicateurs définis au départ
- Ajustement de la stratégie
Rédaction des articles en sus.
Tarifs accompagnement auteur-e-s ou éditeurs
- Correction et réécriture : 20 € / 8000 signes (3 à 4 pages A4)
Pour les auteurs :
- Mise en page professionnelle (pagination, police, création de paragraphes avec alinéa, interlignes adaptées, etc.) : 0,0009 € / signe
- Écriture synopsis + lettre d’intention adressée à un éditeur : 40 €
Diversité clients
EZ > Est-ce que tu arrives à garder les idées claires entre toutes les particularités de tes différents clients ?
SG > J’aime apprendre et découvrir de nouveaux sujets. La diversité de mes clients ne me dérange donc pas, au contraire. J’ai même besoin de cette stimulation intellectuelle.
Mes domaines de prédilection sont la santé, le bien-être, l’environnement et le développement personnel.
Conclusion
Sandra ne facture pas le premier entretien. Il peut donc être intéressant de la contacter sans engagement et sans frais pour avoir une idée de la collaboration qu’il serait possible de mettre en place ensemble. Vous aurez déjà plein d’indications utiles et exploitables, alors pourquoi s’en priver !
Le site de Sandra : La passion des mots